1. Vérifier les certifications et habilitations
C'est le point de départ non négociable. Un cordiste professionnel doit détenir au minimum le CQP TPS (Certificat de Qualification Professionnelle Technicien de la Prévention et Sécurité) ou son équivalent international (IRATA). Demandez la copie des certificats avec leur date d'expiration : les certifications doivent être renouvelées tous les 3 ans. Pour les chantiers industriels, l'IRATA est souvent requis. Vérifiez également les habilitations complémentaires liées à votre type de chantier (électrique, ATEX, nucléaire).
2. Exiger l'assurance RC Pro spécifique
Tous les artisans ont une responsabilité civile professionnelle, mais toutes les RC Pro ne couvrent pas les travaux en hauteur sur cordes. C'est un point de couverture distinct que les assureurs traitent à part en raison des risques spécifiques. Demandez l'attestation d'assurance et vérifiez que la mention "travaux en hauteur par techniques d'accès sur cordes" ou équivalent figure explicitement dans les garanties couvertes. Sans cela, en cas d'accident, la couverture pourrait être refusée.
3. Évaluer le devis : détail et transparence
Un bon devis cordiste ne se résume pas à un prix global. Il doit détailler :
- La décomposition main-d'œuvre / matériaux / équipements - Le nombre de techniciens et leur niveau de qualification - La durée prévue de l'intervention - Les conditions d'annulation ou de report (météo, accès) - Les éventuels coûts supplémentaires (déplacement, nuitées, location de matériel spécifique)
Méfiez-vous des devis trop vagues ou présentés par téléphone sans visite technique préalable. Un devis sérieux nécessite presque toujours un état des lieux sur site.
4. Demander un plan de prévention
Pour tout chantier de plus de 400 heures ou comportant des travaux dangereux (liste définie par le Code du travail), un plan de prévention est obligatoire entre l'entreprise utilisatrice et l'entreprise intervenante. Même en dessous de ce seuil, un cordiste sérieux proposera systématiquement un document d'analyse des risques adapté au site. Ce document atteste que les risques ont été identifiés et que des mesures de prévention sont en place. Son absence doit être un signal d'alarme.
5. Contrôler les références et réalisations
Demandez des références récentes comparables à votre projet : même type de prestation, même type de structure, même hauteur approximative. Un cordiste spécialisé dans le nettoyage de vitres n'a pas forcément l'expérience requise pour une purge rocheuse ou une inspection industrielle. Les photos de chantier, les témoignages clients et les logos de maîtres d'ouvrage reconnus sont autant d'indicateurs de sérieux. Sur des chantiers publics, vous pouvez aussi consulter les marchés passés sur les plateformes de commande publique.
6. Apprécier la réactivité et la communication
La réactivité d'un prestataire avant la signature préfigure souvent sa qualité d'exécution. Un cordiste sérieux répond rapidement aux demandes de devis, propose une visite technique dans des délais raisonnables et fournit des documents clairs. Inversement, les lenteurs, les relances nécessaires ou les informations évasives sont des signaux faibles à ne pas ignorer. La qualité de la communication au moment du devis reflète souvent la rigueur du suivi de chantier.
7. Vérifier l'équipement et les EPI
Les équipements de protection individuelle (EPI) utilisés en travaux sur cordes doivent être certifiés CE et régulièrement vérifiés par un organisme agréé. Un cordiste professionnel peut vous présenter les carnets de vérification de ses EPI (harnais, cordes, descendeurs, bloqueurs). L'entretien et le remplacement régulier du matériel représentent un coût réel qui doit figurer dans le prix : un devis anormalement bas peut signifier que cette vérification est négligée, ce qui est un risque pour la sécurité des intervenants et votre responsabilité.